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Projet de production de biopesticide

La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, représentant plus de 40 % de la production mondiale. La culture du cacao emploie environ 600 000 agriculteurs et constitue une source de subsistance pour près de 6 millions de personnes.

Malgré l'augmentation de la production ces dernières années, la culture du cacao en Côte d'Ivoire est gravement menacée par le changement climatique, entraînant une augmentation des ravageurs et des maladies. Lorsque ces ravageurs et maladies, notamment les mirides, la pourriture brune et la maladie du virus du swollen shoot du cacaoyer ne sont pas contrôlés, ils causent une perte annuelle pouvant atteindre 75 %.

Le contrôle chimique, strictement réglementé, est le moyen le plus utilisé pour lutter contre ces ravageurs, mais sa mauvaise utilisation a un impact négatif sur l'environnement et la santé humaine. Il est donc impératif de développer une méthode de lutte non chimique et de l'intégrer dans les programmes de gestion intégrée des ravageurs (GIR) du cacao. C’est dans ce contexte qu’est initié le projet biopesticide.


Ce projet vise à développer une formulation de mycopesticide rentable, basée sur des isolats de champignons entomopathogènes (EPF) indigènes, comme alternative aux insecticides synthétiques, pour lutter contre les mirides et autres insectes nuisibles au cacao en Côte d'Ivoire. Il permettra plus précisément de :

1. Accroître l'accès des producteurs de cacao à un biopesticide  écologique et rentable

2. Réduire l'utilisation d'insecticides chimiques ou synthétiques par les producteurs de cacao pour lutter contre les insectes nuisibles dans  leurs plantations de cacao

3. Augmenter le rendement du cacao en général et contribuer à une augmentation de la production de cacao biologique et accroitre les revenus des producteurs. 

4. Contribuer à la protection de l'environnement et de la biodiversité

Le projet biopesticide lancé officiellement le 26 Août 2024, est mis en œuvre par le RICE en collaboration avec l’Université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY.  Il renforcera la capacité des producteurs de cacao à identifier les différents insectes nuisibles sur leurs plantations de cacao, à comprendre le cycle de développement de ces insectes nuisibles, préparer et appliquer le biopesticide à base de champignons entomopathogènes. Un dépistage en laboratoire consistera à tester la vigueur des différentes souches de champignons collectées dans les plantations contre divers insectes nuisibles au cacao afin d'établir leur efficacité.

Le projet biopesticide est financé par la fondation Shared Interest. Il est prévu pour une durée de 18 mois et bénéficiera à 200 producteurs de cacao issus de 4 sociétés coopératives de Côte d’Ivoire (CADESA, ECAKOOG, ECOOKIM, SOCAAN).

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